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    • Bonjour à toutes et à tous,

      Le cours de Biologie des populations et des organismes débutera le [26/01/2025] à [11h] et les TD débuteront le 01/02/2026 à 14h

      Le programme complet du S2 ainsi que le planning des TD sont disponibles sur [Plateforme]. Le module de biologie des populations et des organismes vise à former à l'étude des êtres vivants dans leur milieu, en se concentrant sur la dynamique, la structure et la génétique des populations, ainsi que sur leurs interactions au sein des écosystèmes. Il permet de comprendre les mécanismes de régulation démographique, l'adaptation des organismes et d'acquérir des compétences en écologie et gestion de l'environnement. La présence est fortement recommandée au cours et obligatoire en TD.

  • Semaine 1

    • Apporter des bases fondamentales et approfondies en sciences écologiques : biologie animale, biologie végétale, écotoxicologie, écophysiologie, génétique des populations…

    • Le module de biologie des populations et des organismes est une discipline fondamentale de l'écologie qui étudie la dynamique, la structure et la régulation des populations (individus d'une même espèce) au sein des écosystèmes. Il couvre les paramètres démographiques (natalité, mortalité, taux d'accroissement), les stratégies adaptatives (r et 𝐾), les interactions interspécifiques, la structuration des biocénoses et les principes de la conservation.

    • Points clés du module :
      • Concepts de base en écologie : Définitions, historique, méthodologie et organisation des biocénoses (aspects qualitatifs et quantitatifs).
      • Dynamique des populations : Étude des effectifs via des paramètres clés (densité, structure d'âge, sex-ratio), les lois de croissance (exponentielle, logistique) et les facteurs limitants (dépendants/indépendants de la densité).
      • Régulation et interactions : Mécanismes de contrôle de la taille des populations et relations interspécifiques (compétition, prédation, parasitisme, mutualisme).
      • Évolution et écologie : Succession écologique, notion de climax, et adaptation des organismes à leur environnement.
      Ce cours vise à donner la capacité d'interpréter les fluctuations des populations, de modéliser leur croissance et de comprendre les enjeux de la biodiversité

    • Une population désigne l’ensemble des êtres vivants qui vivent dans un lieu donné et appartiennent à la même espèce. Ce sont donc des individus qui interagissent entre eux (interactions intraspécifiques) mais aussi avec les autres espèces présentes dans l’écosystème (interactions interspécifiques) ou encore leur milieu physico-chimique (= biotope). Leur étude fait partie d’un vaste domaine des sciences de la vie qu’on appelle écologie (du grec oikos, maison, habitat) et qui désigne la science qui étudie les relations des organismes vivants entre eux et avec leur milieu de vie.


    • L’étude des populations s’appelle biologie des populations, écologie des populations ou encore démécologie (= démo-écologie). Elle comprend, au sens le plus large : 

       L’étude de la structure des populations, c’est-à-dire de la démographie et de la répartition des individus qui la composent. 

       L’étude de leurs fluctuations démographiques qu’on peut appeler dynamique des populations. 

       L’étude de la diversité génétique en leur sein et son évolution dans le temps qu’on peut appeler génétique des populations et qui présente des liens avec la biologie évolutive.


  • Semaine 2

  • Semaine 3

    • Les niveaux écologiques :

      Population : ensemble des individus d’une même espèce qui vivent dans un lieu donné. Exemple : tous les lapins d’une prairie.   

      Peuplement, guilde, cohorte : ensemble des individus d’un même groupe taxonomique qui vivent dans un lieu donné. Exemple : tous les Mammifères d’une prairie. 

      Biocénose ou communauté : ensemble de toutes les populations (donc de tous les êtres vivants) qui vivent dans un lieu donné. Exemple : tous les êtres vivants d’une prairie.  

      Écosystème : ensemble fonctionnel comprenant les êtres vivants qui vivent dans un lieu donné (biocénose) et le milieu physico-chimique dans lequel ils vivent (biotope), ainsi que toutes les interactions existant entre ces entités. Exemple : une prairie.

      Paysage : ensemble d’écosystèmes plus ou moins différents mais interconnectés où l’homme exerce une influence variable (de nulle à très forte). Ex. le Nord de la Madeleine.

      Biome : ensembles de paysages en lien avec un climat particulier, notamment caractérisés par un type prédominant de végétation naturelle (figure c) Exemples : toundra, forêt caducifoliée, désert… Les biomes peuvent être regroupés en zones biogéographiques ou écozones .   

      Biosphère : ensemble de tous les êtres vivants de la planète, et de tous les milieux qu’ils habitent.

  • Semaine 4

    • Les facteurs écologiques sont les éléments d'un milieu qui ont des impacts sur les cycles biologiques des populations animales et végétales. Ils se divisent en deux catégories, soit les facteurs abiotiques et les facteurs biotiques. Lorsque ces facteurs nuisent aux cycles biologiques, on les appelle facteurs limitant.

      Les facteurs abiotiques sont des facteurs non-vivants, c’est-à-dire des caractéristiques du milieu de nature physique ou chimique qui influencent les êtres vivants. Les facteurs abiotiques ont tendance à influencer le cycle biologique des individus d’une population. Un même facteur peut faciliter la reproduction et la survie des individus d’une espèce, alors qu’il peut nuire à la reproduction et à la survie d’une autre espèce. L’impact des facteurs abiotiques est lié aux besoins spécifiques des espèces.

      Les facteurs biotiques représentent l’influence des êtres vivants sur d’autres êtres vivants d’un même milieu. La présence d’un individu influence généralement le cycle biologique des autres individus vivant dans le même milieu.

      Les facteurs limitant sont des facteurs abiotiques ou biotiques qui freinent la croissance de la population. Les facteurs limitant ont pour conséquence de diminuer le nombre de naissances, d’augmenter le nombre de décès, de favoriser l’émigration et de diminuer l’immigration d’une population. La croissance de la population est ainsi freinée.

      La capacité limite du milieu stipule qu’un milieu peut supporter un nombre maximal d’individus selon les ressources et l’espace qui y sont disponibles. Quand il y a suffisamment de ressources pour la population, il n’y a pas ou peu de compétition et la taille de la population augmente. Si la taille de la population dépasse la capacité limite du milieu, il s’installe une plus grande compétition entre les individus et la taille de la population diminue.La capacité limite peut également changer subitement à la suite d’une catastrophe naturelle ou d’un changement par l’homme.


  • Semaine 05

    • La régulation de la taille des populations est le processus écologique limitant la croissance démographique via des facteurs biotiques (dépendants de la densité) et abiotiques (indépendants). La compétition, la prédation et les maladies (dépendants) freinent la croissance lorsque la densité est élevée, souvent vers la « capacité de charge » du milieu, tandis que les catastrophes (indépendants) agissent indépendamment de l'effectif.

      • Facteurs dépendants de la densité (biotiques) : Ils limitent la population en fonction de son nombre. Si la densité augmente, le taux de croissance baisse à cause de la compétition accrue pour les ressources (nourriture, espace), de la propagation plus facile des maladies, ou d'une prédation plus intense.
      • Facteurs indépendants de la densité (abiotiques) : Ces facteurs, tels que les inondations, incendies, sécheresses ou conditions climatiques extrêmes, affectent le taux de mortalité de la population, peu importe sa taille.
      • Les composantes de la taille : La taille de la population évolue selon quatre facteurs : natalité (+), mortalité (-), immigration (+) et émigration (-).
      • Capacité de charge : C'est la taille maximale de population qu'un environnement peut soutenir de manière durable. La croissance est souvent de type « logistique » (en forme de S), ralentissant à l'approche de cette limite