Bien que les virus à ARN subissent de nombreuses mutations génétiques susceptibles d'affecter les protéines responsables de la reconnaissance des récepteurs cellulaires, ils conservent les mêmes cellules cibles. Comment expliquer ce phénomène, sachant que ces mutations permettent au virus d'échapper au système immunitaire, qui ne reconnaît plus ces récepteurs ?
Bien que les virus à ARN subissent des mutations fréquentes pour échapper au système immunitaire, ils conservent les mêmes cellules cibles. Cela s’explique par le fait que la région du virus responsable de la liaison au récepteur cellulaire est soumise à des contraintes évolutives fortes : elle ne peut pas changer profondément sans perdre sa fonction.
Les mutations qui modifient trop cette zone empêcheraient le virus de se fixer correctement au récepteur et donc d’entrer dans la cellule, ce qui mène à l’échec de l'infection.
Ainsi, les virus peuvent modifier certaines parties de leurs protéines pour éviter la reconnaissance immunitaire, mais doivent garder la structure essentielle permettant l’attachement au récepteur cellulaire
Les mutations qui modifient trop cette zone empêcheraient le virus de se fixer correctement au récepteur et donc d’entrer dans la cellule, ce qui mène à l’échec de l'infection.
Ainsi, les virus peuvent modifier certaines parties de leurs protéines pour éviter la reconnaissance immunitaire, mais doivent garder la structure essentielle permettant l’attachement au récepteur cellulaire