Les neurones de l’aire hypophysiotrope communiquent avec l’hypophyse par sécrétion de facteur peptide (peptide qui porte
un non particulier RF (Releasing factor)

2.2) Etude des facteurs hypothalamiques qui régulent l’activité de l’hypophyse :

             2.2.1) La pro-opiomélanocortine ou POMC: est un précurseur protéique de très nombreuses hormones polypeptidiques qui a été identifié en 1977-1978. La POMC est codée par un gène principalement exprimé de façon normale dans les cellules corticotropes5 de l'hypophyse antérieure, certaines cellules de l'hypothalamus (cellules du noyau arqué, et quelques neurones dorso-médians), et dans les mélanocytes. Le gène est situé sur le chromosome 2 chez l’ humain.

La maturation de ce précurseur protéique de 241 acides aminés par des endoprotéases spécifiques, appelées pro-hormone convertases ou PC, aboutit selon les types cellulaires à la production de différentes hormones polypeptidiques dont les plus importantes sont :

  • Dans les cellules mélanotropes de l'hypophyse :
    • les mélanotropines ou α-MSH et β-MSH. La synthèse de β-MSH existe chez l'homme mais pas chez les rongeurs, car leur POMC ne possède pas le site de clivage enzymatique adéquat.

Dans les mélanocytes :

2.2.2) Etude du CRH (Corticotropine Releasing Hormone) : est un peptide composé de 41 AA isolés et purifiés en 194 chez l’homme et le rat, cette neurohormone est localisée essentiellement au niveau de l’éminence médiane (en grande quantité) et colocalisé avec l’arginine-vasopressine aussi que la neurophysine dans le même endroit.

      Le CRH peut être également retrouvé en dehors du SNC, dans la sphère digestive et accessoirement au niveau du placenta.

 

            Ce facteur de libération va donc agir sur des cellules cibles situées au niveau de l’hypophyse antérieure qui possède un récepteur spécifique donc la cellule hypophysaire stimulée répond par la sécrétion d’ACTH (AdenoCorticoTropic Hormone), cependant la spécifité vis-à-vis les cellules hypophysaires n’est pas absolues puisque le 8 bromo AMPc de même que la noradrénaline possède 50% de cette activité stimulante et 30% pour l’arginine-vasopressine. Le CRH agit par un mécanisme AMPc dépendant mais l’action du CRH, provoque également les effets suivant :

En particulier, lors du stresse ;

1- Il y a l’augmentation de l’activité du système nerveux sympathique.

2- Il y a blocage de la sécrétion de la LH, diminution de la sécrétion de la LH de la GH

- Baisse de la fièvre, diminution des secrétions intestinales.

- augmentation des mouvements respiratoires aussi une modification du comportement.

 

2.2.3) Le GnRH (la Gonadotropine Releasing Hormone) : c’est un décapeptide isolé et synthétisé , en 1940, formé par un précurseur de 92AA, il comporte 3 parties : une séquence signale qui comprend 22AA, le GnRH lui-même 10AA et un autre peptide portant le nom de GAP (Gonadotrophine associated peptide) 56 AA, il semble que la prolactine aurai une action inhibitrice sur ce GAP ce qui expliquerai son antagonisme, le GnRH est localisé dans plusieurs régions de l’hypothalamus avec une localisation principale au niveau du noyau préoptique, on trouve également le GnRH dans le placenta.

2.2.3.1) Mécanisme de l’action du GnRH :

            Le GnRH se lie à des récepteurs membranes hypophysaires (cellules gonadotropes) et donc il va stimuler la perméabilité membrane au calcium (Ca+2 )=> augmentation de la concentration intracellulaire du Ca2+.

Effet de GnRH : cette neurohormone agit de manière pulsatile toute les 90 minutes, il se produit une décharge (pulses), cette dernière dépond en réalité de l’horloge interne situé au niveau de l’hypothalamique et certain la localisent au noyau arqué, cependant l’activité du GnRH est biophasique.

            L’administration du GnRH à dose physiologique provoque toute les 90 minutes une sécrétion gonadotrophique qui augmente le nombre des récepteurs, « Up Regulation, » en revanche l’administration du GnRH à une dose pharmacologique entraine une inhibition de la sécrétion des gonadotrophines=> « Down Regulation ».

 

2.2.4) Le TRH : Thyréolibérine : c’est un tripeptide 3AA (la plus petite hormone) (Pyro-Glu-His-Proline NH2), c’est le premier facteur qui a été isolé et purifié en 1969. Les fibres immunoréactive à TRH sont localisés dans la zone extrême de l’éminence extrême, on trouve le TRH dans le télencéphale, le diencéphale et hypothalamique antérieur aussi que dans la zone parvocellulaire du NPV (noyau para ventriculaire). On retrouve le TRH en dehors du SNC au niveau du tube digressif, le pancréas et les testicules.

            Les cellules Thyréotropes représentent environ 10% du total des cellules hypophysaires selon certaines études chaque cellule possède environs 100 .000 récepteurs à TRH, agit par un second messager qui impliquerai la stimulation de la phospholipase C, hydrolyse de PIP2, formation de l’IP3 + DAG=> mobilisation du Ca2+ intracellulaire.

 

2.2.4.1) Rôle physiologique du TRH : l’administration du TRH à une dose physiologique provoque la synthèse rapide de la TSH au bout de 20 à 30 minutes mais à côté de cette action la TRH est également reconnu à l’heure actuelle (comme le facteur de libération de prolactine chez les hommes et chez les femmes).

            Le niveau de la production du TRH dépend du taux circulaire des hormones thyroïdiennes mais il semble également que d’autres agents participent à cette régulation en particulier la dopamine et la somatostatine.

            La dopamine agit par des récepteurs de type D2 couplé à la protéine Gi=> inhibition de la formation de l’ AMPc

2.2.5) Le SRF : Somatotrope releasing Facteur

Facteur de libération de la GH (Growth Hormone) Hormone de croissance ou bien STH. Le SRF a été isolé en 1982, il se trouve sous trois formes : SRF 44AA, SRF 40AA, SFR37AA, il dérive d’une Pré Pro SRF peut être trouver sous deux formes, soit une Pré Pro SRF à 108AA ou une Pré Pro SRF à 107 AA. Sa localisation est moins précise que pour les autres facteurs.

            La demi-vie du SRF est relativement courte (action très rapide temps de la demi-vie =5 minutes), Cette hormone agit sur les cellules hypophysaires cible appeler cellules somatotropes représentent environ 50% du total des cellules de l’hypophyse antérieur. Le SRF agit sur ces cellules cibles par le biais du Ca+2, l’AMPc serai impliqué.

2.2.5.1) Les facteurs de libération du SRF : extrêmement sensible au variation de la glycémie, en effet l’hypoglycémie est un facteur de stimulation du SRF en revanche, l’hyper glycémie est un facteur inhibiteur du SRF, tous les facteurs qui stimulent les récepteurs α adrénergiques (vasopressine-arginine, exercice physique et le stress). La libération du SRF se fait pendant le sommeil.

2.2.6) Etude du PRF : prolactine releasing facteur : C’est le facteur de libération de la prolactine, il semble qu’il n’y a pas un facteur mais plusieurs, VIP (Vasoactif Intestinal Peptid) c’est le plus puissant stimulant de la sécrétion de la prolactine. Le TRH agit également sur la sécrétion de la prolactine la β- endorphine+ opioïde morphinique sont aussi des facteurs qui regèlent la stimulation de PRF ainsi que la 5 hydrox prolactine.

2.3) Etude des facteurs inhibiteurs de l’hypophyse antérieure :

            A côté des facteurs de libération déjà étudiés, l’hypothalamus fabrique et secrète des facteurs qui inhibent l’activité de l’hypophyse antérieure et par conséquent inhibent la sécrétion de certaines hormones.

2.3.1) Les PIF (Prolactine Inhibitory Factors) : il y a plusieurs, ces facteurs encore mal connus pour la plupart exercent, une inhibition tonique sur la libération de la prolactine par l’hypophyse antérieure.

2.3.2) La dopamine : c’est le plus puissant inhibiteur de la sécrétion de la prolactine : action sur les récepteurs D2 situés sur la membrane des cellules lactotropes => activation de la protéine Gi et diminution des taux d’AMPc => répression du gène de la PRL. Il existe également la possibilité d’inhibé la prolactine par le GABA (Acide GAMA Amino-Butyrique).

 

2.3.3) Etude du SRIF (Somatrope Releasing Inhibitory Factor) ou la Somatostatine :

            Il existe deux types de la somatostatine (SS14) et (SS28) elle est considérée comme une hormone ubiquitaire, elle se trouve dans le tube digestif exactement dans le pancréas. Cette hormone se fixe sur des récepteurs membranaires et provoque une inhibition de la production de la synthèse de l’AMPc et la diminution de la concentration intracellulaire du Ca+2 en bloquant la perméabilité membrane calcique => arrêt de la sécrétion du TRH et CRH au niveau hypothalamique et par conséquent blocage de la TSH et ACTH. Le SRIF (SS14) inhibe également la sécrétion de l’insuline par les cellules β et la sécrétion du glucagon par les cellules α du pancréas.

            Cependant, l’augmentation du taux d’AA et du Ca+2 dans le sang stimule la sécrétion de la somatostatine, en revanche, les catécholamines, les opioïdes et le Mg+2 inhibent sa sécrétion.



Figure 8 : Les différentes axes hypothalamo-hypophysaires


Modifié le: mercredi 30 décembre 2020, 22:26