3. L’hypophyse :
L’hypophyse ou la glande pituitaire , située à la base du cerveau (1mg), elle loge dans une dépression osseuse de l’os sphénoïde qui porte le nom de Selle Turcique, juste sous l’hypothalamus, elle est fondamentale car elle module l’ensemble des secrétions hormonales trophiques, mais en réalité l’hypophyse est formé de deux parties : d’origine embryonnaire distingué, le développement de ces deux structures donne naissance à des zones différenciés sur le plan structural que fonctionnel c’est 2 zones porte le nom de lobe antérieure ou adénohypophye et le lobe postérieur ou neurohypophyse.
3.1) Lobe postérieur (Neurohypophyse), il dérive du 3ème feuillet endodermique et provient d’une invagination d’un sinus nasobuccal qui porte le nom de poche de RATHKE, ce lobe comprend le lobe tubérale qui enveloppe la tige pituitaire et le lobe intermédiaire qui limite la partie postérieure de l’adénohypophyse.
3.2) Lobe Antérieur (Adénohypophyse) Sous l'influence de l'hypothalamus, l'anté-hypophyse produit et sécrète diverses hormones peptidiques qui régulent divers processus physiologiques, tels le stress, la croissance et la reproduction. Cinq types cellulaires se distinguent selon l'hormone qu'elles produisent, et d'un point de vue histologique par leurs caractères tinctoriaux (basophile, acidophile) et leurs granulations (plus ou moins épaisses).
3.3) Structure histologique :
La population cellulaire présente peut-être subdivisée en deux types essentiels :
- Cellules chromophobes, qui représentent 50%.
- Cellules chromophiles., qui sont subdivisées en :
*Cellules acidophiles, 35 à 40% des 50% ;
* Cellules Basophiles 10 à 15% des 50%.
Les cellules chromophores fabriquent essentiellement de l’ACTH ;
Les cellules chromophiles acidophiles : STH (GH), la PRL ;
Les cellules Basophiles : LH, FSH, TSH, MSH.
3.4) Les différentes hormones de andénohypophyse
3.4.1) ACTH (Adréno corticotrope Hormone)
Composé de 39 AA, elle agit sur le Cortex surrénalien, elle dérive d’une PréProHormon, qui porte le nom POMC (Prépro Opio Melano Cortine) ; il s’agit d’une grosse molécule de 265 AA précurseurs de plusieurs hormones ; la famille des hormones mélano stimulante αMSH, βMSH, γMSH et la βLAH.
Le 2eme type des hormones issuent de la POMC, c’est la famille des opioïdes (famille de β endorphine auxquelles s’ajoute la Met-Enképhaline + ACTH, certains de ces molécules stimulent certaines parties du cerveau en reproduisant l’action biologique de la morphine grâce à l’interaction avec des récepteurs morphiniques. La Naloxone inhibe leurs activités (naloxone est un puissant antagoniste de la morphine).
L’ACTH est secrété de façon continue par les cellules corticotropes mais selon des niveaux variables en fonction du rythme circadien. Il existe un rythme nycthéméral avec un niveau qui se situe entre 22h et 02h du matin (taux plasmatiques indétectables d’ACTH) à partir de 2h du matin, il y a une reprise de la sécrétion de l’ACTH par pulses tous les 15 minutes, et le taux maximum sera atteint vers 8h du matin.
L’ACTH agit sur les cellules des couches glomérulées, réticulées et fasciculées de la cortico-surrénale. Le mécanisme d’action de l’ACTH implique la stimulation d’un récepteur membranaire hautement spécifique de cette hormone, Il est AMPc dépendant qui entrainera une phosphorylation, activation d’une molécule ou enzyme qui hydrolyse les esters de cholestérol présent dans les enclaves lipidiques. Les Mitochondries sont chargées en cholestérol libre grâce à une protéine de transport SCP (Sterol Corrier Protein).
L’ACTH active le clivage de la chaine latérale du cholestérol pour obtenir le premier produit par hydroxylation => Prégnénolone (cette action se déroule dans la Mitochondrie) toujours à partir d’AMPc , l’ACTH augmente la quantité d’ARN messager spécifique codant pour les différents composants surrénaliens mitochondriales et microsomales.
Chez l’homme, le signe, les bovins, le chat ; le cortisol est le principal glucocorticoïde synthétisé sous l’effet de l’ACTH en revanche, chez le rat et la souris ; le principal corticoïde est représenté par la corticostérone.
3.4.2) La Thyréostimuline TSH : est une glycoprotéine formée de deux sous-unités α et β avec un poids moléculaire de 28KD, les gènes cordons pour ces deux sous-unités sont situés sur le chromosome différent. La sous-unité β est cordée par un gène identique de celui de la LH et FSH, donc seule la sous-unité α confère la spécificité de cette hormone.
La TSH synthétisé dans les cellules Thyréotrope de l’hypophyse antérieure sous forme d’un précurseur comprenant une séquence signale lui permettant de transporter de RE vers l’APG. Sur le plan anatomique les cellules Thyréotropes représentent 10% des cellules de l’hypophyse. Contrairement aux autres hormones, la TSH est secrétée de façon permanant, les taux plasmatiques sont faibles mais susceptibles d’évoluée selon la règle du « Feed Back ».
3.4.2.1) Mode d’action de la TSH
Elle agit essentiellement sur la grande thyroïde donc : Par définition la TSH est une hormone trophique => stimulation d’abord de la croissance et développement ensuite multiplication et différenciation des cellules Thyroïdiens. Elle va stimuler la synthèse des hormones thyroïdiens pour cela la TSH doit agir sur les cellules folliculaires ou les thyréocytes sur des récepteurs avec une très grande spécifié. Le premier médiateur impliqué c’est l’AMPc aboutir à l’induction de gène qui code pour la synthèse de récepteurs adrénergiques de types α, donc la cellule thyroïdienne va être tapissée de récepteurs à la catécholamine.
Sous l’action des catécholamines, ces récepteurs α adrénergiques vont permettre d’augmenter la perméabilité membranaire pour le Ca+2 et bien il servirait au transport. En conclusion, c’est la prolifération des cellules thyroïdiennes et la stimulation de la synthèse de l’hormone thyroïdienne T3, T4.
3.4.2.2) Régulation de la synthèse de la TSH : deux facteurs interviennent, c’est le TRH et le niveau circulant de T3, et T4 du système Rétro-control (Feed Back).
Il y a des facteurs inhibiteurs indirectes tels que : la dopamine, la somatostatine et on reconnait également les glucocorticoïdes ; cortisol.
3.4.3) Etude de la GH (Growth H) ou STH (Somatotrope H)
L’hormone de croissance est également un polypeptide à l’inverse de TSH il est formé d’une seule chaine 191 AA, la molécule est repliée sur elle-même, possèdent deux ponts disulfure à l’intérieure de la molécule. Le PM 22.650 KD, la synthèse est actuellement possible par le génie génétique grâce au technologie de L’ADNc recombinant de plus il reste une différence d’espèces très importante ce qui fait une molécule hautement antigénique.Lors de la synthèse de cette hormone par les cellules somatotropes qui représente 50% du totale des cellules de l’adénohypophyse stocké dans des granules. L’hormone de croissance est libérée dans le sang sous l’effet du SRF par exocytose ou inhibé par SRIF.
Il y a deux types de facteurs qui régulent la libération de la GH.
Des facteurs spécifiques de nature métabolique comme ex : l’injection de l’insuline => diminution du taux de sucre dans le sang (hypoglycémie). => Libération rapide de l’hormone de croissance.
Ex : augmentation du taux plasmatique de certains AA dans l’organisme => libération rapide de STH.
Des stimules non spécifiques : qui sont très variés en particulier ; le froid, exercice musculaire léger, sommeil, stress la GH a des puissants effets sur la croissance et le métabolisme. L’hyposécrétion de STH, assure le nanisme, l’hypersécrétion entraine le gigantisme et l’acromégalie. L’administration du GH se traduit par des effets métaboliques très complexes.
A long terme => par multiplication cellulaire ou synthèse protéine, la croissance chez l’homme se fait en deux étapes :
1- Les premières années de naissance.
2- Puberté.
Cependant cette action est complexe est partagé avec d’autres hormones en particulier T3, T4, les androgènes, insuline et les œstrogènes chez la femme.
A cela s’ajoute l’action d’hormone qui stimule le développement et la croissance de certains tissus spécifiques, par exemple : - La TSH sur la Thyroïde.
- La prolactine sur les mammaires.
- L’ACTH sur le Cortex surrénalien.
D’autre part la GH ne semble pas intervenir sur la croissance des fœtus. Le rôle revient surtout au T3, et T4. La demi-vie du GH= 20 minutes.
Parmi les actions de GH, on signale :
- Le développement de la croissance de l’os long action partagée avec T3, et T4 et les androgènes.
Elle stimule la captation des Acides Aminés, favorise la synthèse protéique du muscle squelette, de la cellule du cartilage et du tissu conjonctif.
Elle stimule la lipolyse des triglycérides (TG) qui libèrent les acides gras (AG), pour leur utilisation énergétique.
- elle conserve le glucose par inhibition de la phosphorylation intracellulaire du glucose.
- elle stimule la glycogénolyse hépatique pour libérer le glucose.
- stimule la glyconéogenèse.
- STH : est une hormone diabétogène.
En réalité, il semble que la GH, n’agit pas directement pour produire les effets mentionnés, mais ces effets seraient en fait dus à des facteurs qui portent le nom de facteurs de croissance, libère sous l’action de l’STH, à l’heure actuelle on connait deux types de facteurs qui portent le nom de IGF, I et II. Ils portent une action hypoglycémiante
IGFI : somatomédine A.
IGFII : somotomédine C.
En réalité, les IGF ressemble beaucoup à la pro-insuline et comprennent les chaines A et B et le peptide de connexion C, dans la pro-insuline , ce peptide A (35AA) et dans IGFI C comprend (12AA), IGFII comprend (8AA). La particularité de l’IGF c’est qu’ils agissent sur des récepteurs comparables et pratiquement identiques à ceux de l’insuline c'est-à-dire deux chaines à deux sous unités et une activité β thyrosine kinase.