TP 3 : Mesure du pH, CEC et de la conductivité du sol
Mesure du pH eau et KCL du sol
• La mesure du pH du sol est normalisée. Elle implique la mise en solution du sol. Précisément, on pèse 10 g de sol que l’on met en solution dans 100 mL d’eau distillée avant de laisser reposer (au moins 10 min, le temps que les suspensions tombent dans le bas du bécher). La mesure du pH est ensuite opérée par pH-mètre ou bandelettes de papier pH.
•le pHKCl correspond au pH d’une suspension de terre dans une solution de chlorure de potassium.
Le pH Kcl est toujours inférieur au PH eau, de 0,5 à 1,5 unités. Plus la différence est importante, plus le sol dispose d'une acidité de réserve, plus il pourra s'acidifier facilement.
La valeur du pH du sol varie au cours de l’année de l’ordre de 0,5 point en moyenne : il baisse au printemps et en été (intense activité biologique et nitrification de l’azote ammoniacal) et il remonte en automne et en hiver. Il est donc préférable de conserver la même période de prélèvement, de préférence à l’automne où cette mesure est plus stable et la plus référencée dans les essais.
Mesure de la CEC
La CEC ou Capacité d’Echange Cationique d'un sol est la quantité de cations que celui-ci peut retenir sur son système adsorbant (lié principalement à l’argile et la matière organique) à un pH donné.
Le
taux de saturation de la CECMetson, fréquemment appelé S/CEC,
correspond au rapport entre la somme des charges des cations
échangeables d’acidité négligeable (calcium, magnésium,
potassium, sodium) et la capacité d’échange cationique
Metson).
Ce taux dépend du pH. Mais la relation entre le pH et
le taux de saturation peut fortement varier d’un sol à l’autre.
Cet indicateur ne sera pertinent pour évaluer le risque lié à
l’acidité que s’il a été référencé localement. Il n’est
pas utilisable dans les sols dont la CEC Metson est inférieure
à 5.
Mesure de la conductivité des sols
La conductivité des sols mesurée à la capacité des sols varient dans une large gamme : de 30 à 60 mS/m pour les sols argileux, de 10 à 20 mS/m pour les sols de limons, inférieure à 10mS/m pour les sables. Ces différences de valeur s'expliquent par leurs comportement hydrique, une argile retenant plus d'eau qu'un sable.