M Ghouti. D Master II Microbiologie

Virologie 2025-2026



1.4. Les étapes de la pathogenèse virale

1.4.1. Transmission de l’infection virale selon deux modalités

1.4.1.1. Transmission verticale

C’est la transmission de la mère à l’enfant (ou à l’embryon ou au foetus). Trois moments clés des interactions mère-enfant sont propices à la transmission d’une infection virale :

* Transmission in utero

Certains virus sont capables de traverser la barrière foetoplacentaire (parfois par

L’intermédiaire d’une infection du placenta). Cette transmission est notamment mise en jeu lors des infections congénitales par le CMV, le virus de la rubéole ou le virus B19(parvovirus,tres petie a ADN monobrin). Notons qu’une virémie maternelle est nécessaire à ce type de transmission, virémie essentiellement observée au cours des primo-infections maternelles impliquant ces virus.

* Transmission per partum( chaque parties)

L’accouchement est le moment d’un contact étroit entre la mère et l’enfant, tant au niveau sanguin qu’au niveau des muqueuses. Une transmission de certains virus s’effectue électivement à ce moment, responsable notamment des infections néonatales par l’herpes simplex virus-1 et -2, le HIV et le virus de l’hépatite B.

* Transmission post-natale

Le maternage et l’allaitement peuvent enfin être responsables d’une transmission d’une infection virale de la mère à l’enfant, notamment pour les virus présents au niveau du lait maternel. Ceci est surtout vrai et préoccupant pour le HIV dans les pays en voie de développement : les efforts pour une prévention de la transmission du virus au moment de l’accouchement risquent d’être annihilés (yebade) si l’on n’est pas capable de permettre à ces femmes d’avoir accès à un allaitement artificiel prolongé de qualité.

1.4.1.2. Transmission horizontale

Elle rend compte de la majorité des transmissions des infections virales entre un sujet infecté et un sujet cible. Cette transmission est dite directe lorsqu’elle implique un contact entre le sujet source et sa cible. Trois voies de transmission directe sont principalement utilisées :

* voie aérienne ou salivaire, pour les virus excrétés au niveau salivaire ou au niveau des voies aériennes supérieures ;

* voie féco-orale, pour les virus excrétés au niveau des selles (souvent par l’intermédiaire des mains contaminées) ;

* voie sexuelle, pour les virus se répliquant au niveau du tractus génital.

La transmission peut également se faire de façon indirecte, lorsque le virus infectant se retrouve au niveau d’aliments ou d’eaux souillés (ex : épidémies de gastro-entérites virales), de supports inertes (seringues ou autre matériel biomédical) ou biologiques (produits sanguins contaminés ou greffes), ou bien qu’il passe par un intermédiaire animal (arthropodes ou mammifères infectés).

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