L’oscillation du niveau de CO est régulée par l’interaction de plusieurs protéines tout au long de la journée. En
LD, la protéine FLAVIN-BINDING, KELCH REPEAT, F-BOX (FKF1) permet de générer le pic diurne d’expression
protéique de CO. D’une part, FKF1 inhibe un répresseur de la transcription de CO et de FT, soit le Cycling Dof
Factor 1(CDF1) en l’envoyant au protéasome grâce à son domaine E3 ubiquitine ligase12. Pour ce faire, il doit
former un complexe avec Gigantea (GI), mais leur interaction dépend de la présence de lumière bleue, détectée
par le domaine photorécepteur LOV de FKF1 13. D’autre part, il agit comme stabilisateur de la protéine CO via ce
même domaine quand il n’interagit plus avec GI12. De plus, en fin de journée la perception de lumière rouge
lointaine et bleue, respectivement par les photorécepteurs de l’horloge Phytochrome A (PhyA) et Cryptochrome
(CRY), permet de stabiliser CO en empêchant sa protéolyse14. Effectivement, le complexe CONSTITUTIVE
PHOTOMORPHOGENIC 1 (COP1) et SUPRESSOR OF PHYTOCHROME A (SPA1) induit la dégradation au
protéasome de CO pendant la nuit, indépendamment de la période de l’année. D’autre part en matinée, la
lumière rouge agit via le phytochrome B (PhyB) pour réprimer CO15. À l’aube, HOS1, une autre protéine
exprimée toute l’année, déstabilise CO via son domaine E3 ubiquitine ligase16.Différents mécanismes
répresseurs agissent donc tout au long du jour et de la nuit au niveau transcriptionnel et post-traductionnel sur
CO. En jour long, le pic d’expression en fin d’après-midi généré par l’interaction de GI et FKF1 permet l’activité
de la protéine. En jour court, le complexe FKF1-GI n’est pas formé puisque les pics d’expression des protéines
sont décalés13, CDF1 peut donc empêcher la transcription de FT et de CO en se liant à leurs promoteurs 12. CO
possède donc un patron d’expression oscillatoire régulé par l’alternance jour-nuit et restreint l’expression de FT à
sa propre expression17.