3. Les décomposeurs saprophytes : champignons, bactéries, levures et autres
microorganismes hétérotrophes utilisent la matière organique morte (détritus végétaux,
excréta et cadavres d'animaux) dont ils assurent une minéralisation progressive et totale. En
milieu terrestre, les chaînes trophiques de prédateurs comportent en général trois ou quatre
niveaux. En milieu marin, les chaînes trophiques de prédateurs sont toujours plus longues
que dans les écosystèmes terrestres. Les chaînes trophiques de parasites procèdent au
contraire des précédentes, d'organismes de grande taille vers des organismes de petite taille.
Les chaînes saprophytiques jouent un rôle important dans les forêts caducifoliées où la plus
grande partie du feuillage n'est pas consommée mais constitue une litière. En réalité, les
trois types de chaînes coexistent dans un écosystème et sont interconnectées pour
constituer un réseau trophique. Ils sont représentés par les végétaux photosynthétiques. Ces
producteurs produisent des substances organiques simples à partir du dioxyde de carbone et
de l’eau en dégageant du dioxygène. Les sels minéraux à base d’azote permettent d’obtenir
les protides, ceux à base de phosphore permettent d’obtenir les acides nucléiques. L’énergie
est stockée sous forme de liaisons chimiques. Ce sont des producteurs primaires. Ils respirent
aussi pour fonctionner et se développer et produisent donc du dioxyde de carbone et de
l’eau.
3. Expression quantitative et qualitative des biocénoses
L'analyse des communautés biologiques ou biocénoses se fait à travers la quantification de plusieurs
paramètres caractéristiques qui sont : abondance, fréquence, constance, dominance, fidélité,
structure, périodicité et diversité.
La diversité est la richesse d'une biocénose en espèces. Elle peut être appréciée par l'indice de Fisher,
Corbet & Williams (1943) :
S = [[alpha]] log (1+ N/[[alpha]])
où S est le nombre d'espèces, N le nombre d'individus et [[alpha]] l'indice de diversité ; log est le
logarithme népérien.
L'indice de diversité permet de comparer la richesse de deux biocénoses, en particulier lorsque le
nombre d'individus récoltés dans chacune d'entre elles est très différent.
L'indice de diversité est la traduction chiffrée du principe biocénotique ndeg.1 de Thienemann
: lorsque les conditions de milieu sont favorables on trouve de nombreuses espèces et chacune
d'elles est représentée par un petit nombre d'individus. L'indice de diversité est alors élevé. Lorsque
les conditions de milieu sont défavorables, on ne rencontre qu'un petit nombre d'espèces mais
chacune d'elles est en général représentée par de nombreux individus. L'indice de diversité est alors
faible.
Le nombre d'espèces présentes dans une aire déterminée varie beaucoup en fonction de la situation
géographique. L'accroissement du nombre d'espèces est particulièrement net lorsque l'on se déplace
des régions polaires vers l'équateur. Cinq groupes de facteurs conditionnent plus particulièrement la
diversité au niveau des biocénoses : facteurs historiques, climatiques, hétérogénéité spatiale,
compétition-prédation, productivité.