Toxicologie Environnementale
Master I protection des écosystèmes
Responsible du module : Mme HADJADJ HASSINA
Année universitaire :2025/2026
Chapitre :5
Le Monitoring des Polluants
1/Introduc+on
!"#$#%&'()*()%#)+,%%-.,$)($/01,$$(2($3#%()02+%04-()-$()5,2+167($'0,$)
*()%#)16+#1..,$)*(')+,%%-#$3')(3)*()%(-1')5,$5($31#.,$')*#$')%(')
65,'&'382('9 #0$'0)4-()*()%(-1)02+#53)'-1)%('),1:#$0'2(')/0/#$3')(3)%#)'#$36)*(')
+,+-%#.,$')(;+,'6('<)=(%#)02+%04-()-$()'-1/(0%%#$5()5,$.$-()*(')20%0(-;)
3(11('31(')(3)#4-#.4-('9)#-31(>,0')#++(%6()?)suivi écologique @)(3)*6',12#0')
5,-1#22($3)*6'0:$6()+#1)%()3(12()#$:%#0' Monitoring<
Défini+on:
!()A,$03,10$:)($/01,$$(2($3#%)*(')+,%%-#$3')5,$'0'3()Bmesurer et
analyser en con+nu ou périodiquement %#)+16'($5()*()5,$3#20$#$3')*#$')
%C($/01,$$(2($3)#D$)*()'-0/1()%(-1)6/,%-.,$)(3)*C6/#%-(1)%(-1)02+#53<
Le Monitoring des Polluants
2.1. Détecter et quan/fier la présence de polluants
!"#$%&'()*+,-.'-+/0*12*3#.-4#,-.5*&64*1& repérer 0/*+,76&.'&*1&*62$64/.'&6*+#002/.4&6*&4*1"&.*
3&62,&,*6/*'#.'&.4,/(#.8
2.2. Suivre les varia/ons spa/otemporelles des contaminants
!&6*.-9&/2:*1&*+#002(#.*varient selon le lieu et le temps8*!&*62-9-*+&,3&4*1"/./0;6&,*'&6*
9/,-/(#.6*+#2,*'#3+,&.1,&*'#33&.4*0&6*+#002/.46*6&*1-6+&,6&.4*&4*79#02&.4*/9&'*0&*4&3+6*8
Exemple <*1/.6*2.&*9-00&**#.*62,9&-00&*0/*=2/0-47*1&*0"/-,*4#24*/2*0#.5*1&*0"/..7&*&4*'#.64/4&*=2&*
0&6*.-9&/2:*1&*1-#:;1&*1"/>#4&*?@ABC*/253&.4&.4*&.*D-9&,*E*'/26&*12*'D/2F/5&*&4*1&*0/*
'-,'20/(#.*/'',2&8
2.3. Évaluer l’exposi/on des écosystèmes et des popula/ons humaines
!&*3#.-4#,-.5*+&,3&4*d’évaluer les risques liés à l’exposi/on /2:*+#002/.46*+#2,*0&6*G4,&6*
9-9/.468
Exemple <*0&6 7421&6*=2-*3&62,&.4*0/*+,76&.'&*1&*+&6('-1&6*1/.6*0"&/2*+#4/$0&*1"2.&*,75-#.*
/5,-'#0&*+#2,*79/02&,*0&6*,-6=2&6*+#2,*0/*6/.47*D23/-.&*&4*0/*$-#1-9&,6-478
2.Objec/fs du Monitoring
2.4. Iden)fier les sources de pollu)on
!"#$%&'(%&)l’origine des polluants &*+)&**&',&-)$".%)/01%)&23/3&#&'+4
Exemple 5)6'&)7"%+&)3"'3&'+%/,"')(&)'1+%/+&*)&*+)(8+&3+8&)(/'*).'&)'/$$&)$9%8/,:.&4)
;</'/-=*&)#"'+%&):.&)-/)*".%3&)$%1'31$/-&)&*+)-<.,-1*/,"')&>3&**1?&)(<&'0%/1*)391#1:.&*)$/%)-&*)
&>$-"1+/,"'*)/0%13"-&*)&'?1%"''/'+&*4
2.5. Vérifier la conformité avec les normes environnementales
;&*)%80-&#&'+/,"'*)1#$"*&'+)des seuils à ne pas dépasser $".%)-1#1+&%)-&*)1#$/3+*)(&)-/)
$"--.,"'4
Exemple 5)6'&).*1'&)&*+)+&'.&)(&)%&*$&3+&%)(&*)-1#1+&*)(&)%&@&+*)&')#8+/.>)-".%(*)(/'*).'&)
%1?1A%&4)B&*)$%8-A?&#&'+*)%80.-1&%*)*"'+)&C&3+.8*)$".%)*</**.%&%):.<&--&)%&*$&3+&)D1&')3&*)
'"%#&*4
2.6. Déterminer les risques écotoxicologiques et sanitaires
;<"D@&3,7)&*+)d’analyser les effets des polluants *.%)-&*)"%0/'1*#&*)?1?/'+*)&+)-/)*/'+8)9.#/1'&4
Exemple 5)B&*)39&%39&.%*)8+.(1&'+)-<1#$/3+)(&*)#13%"$-/*,:.&* (/'*)-&*)"38/'*)*.%)-/)7/.'&)
#/%1'&)&+)(83".?%&'+):.<1-*)*</33.#.-&'+)(/'*)-&*),**.*)(&*)$"1**"'*E)$".?/'+)&'*.1+&)/C&3+&%)
-/)39/F'&)/-1#&'+/1%&)9.#/1'&4
3.Démarche d’évalua1on du risque Ecotoxicologique
Démarche générale
!"#$%&$'()*+""%"$,-#.)/01%+$1%0$20"+$3$-#4560($%&$60+&$+&#(+$6+"$*4%"+"$/+ 64$'(-"+&*+$/7%&$
*)&#4,0&4&#$/4&"$67+&20()&&+,+&#$8)(090&+$/+$64$')66%:)&; +#$"+"$+<+#"$8*)&"-1%+&*+"$"%($6+"$
-*)"="#>,+"$+#$64$"4&#-;? @+A+$/-,4(*.+$(+')"+$"%($$sur trois étapes *6-" 1%0$")&#B
vLes causes sont d’abord identifiées par la connaissance des sources et de leur cheminement.
C6$"D490#$/70/+&:E+($6+"$"%5"#4&*+"$*.0,01%+"$)%$49+&#"$'.="01%+"$"%"*+':56+"$/742)0($%&$
0,'4*#$-*)#)F0*)6)901%+?
G+"$")%(*+"$/+$')66%:)&$'+%2+&#$H#(+$0&/%"#(0+66+"I$49(0*)6+"I$%(540&+"I$+#*?
G+$*.+,0&+,+&#$/+$*+"$*)&#4,0&4&#"$+"#$-#%/0-$+&$J)&*:)&$/+$6+%($/0"'+("0)&$/4&"$6+"$
/0<-(+&#"$*),'4(:,+&#"$/+$67+&20()&&+,+&#$8+4%I$")6I$40(I$"-/0,+&#";?
Exemples:
Industries B$G+"$%"0&+"$(+K+A+&#$/+"$,-#4%F$6)%(/"$8'6),5I$,+(*%(+;$/4&"$67+4%$/+"$(020>(+"
Pes1cides B$L:60"-"$+&$49(0*%6#%(+I$06"$'+%2+&#$"70&E6#(+($/4&"$6+"$")6"$+#$*)&#4,0&+($6+"$&4''+"$
'.(-4:1%+"?
Gaz d’échappement B$G+"$2-.0*%6+"$605>(+&#$/%$/0)F=/+$/+$")%J(+$8MNO;$+#$/+"$)F=/+"$/74P)#+$8QNF;I$
1%0$*)&#(05%+&#$4%F$'6%0+"$4*0/+"?
Plas1ques B$R-*.+#"$&)&$50)/-9(4/456+"$1%0$')66%+&#$6+"$)*-4&"$+#$")&#$0&9-(-"$'4($64$J4%&+$,4(0&+?
vLes effets : sont évalués par la connaissance de la toxicité.
Une fois que l’on sait d’où vient la pollu8on, il faut analyser ses effets toxiques sur les
organismes et l’environnement.
Lévalua8on repose sur des études de toxicité menées sur divers organismes (micro-
organismes, plantes, animaux).
On mesure les effets aigues (court terme) et chroniques (long terme) des contaminants, en
tenant compte de facteurs tels que la bioaccumula8on et la biodisponibili.
Exemples :
Effets des pes.cides : Ils peuvent affecter la reproduc8on des abeilles et réduire la
biodiversité.
Effets des métaux lourds : Laccumula8on de mercure dans les poissons peut entraîner des
maladies neurologiques chez les humains qui les consomment.
Effets des par.cules nes : L’inhala8on de polluants atmosphériques augmente les risques
de maladies respiratoires et cardiovasculaires.
vEs#ma#on du danger
Une fois que l’on connaît les sources et les eets, on peut es5mer la dangerosité d’un
polluant et comparer cela avec les niveaux réels d’exposi5on. donc on a:
Exemples :
Un pes#cide très toxique u#lisé en faible quan#té peut présenter un faible risque.
Une substance peu toxique mais présente en grande quan#té (ex. nitrate dans l’eau
potable) peut représenter un risque élevé.
Un métal lourd toxique présent dans l’air d’une grande ville expose une large popula5on
à des risques sanitaires accrus.
1.Les sources du polluant (d’où il provient).
2.Ses effets (comment il impacte l’environnement et la santé).
On peut alors évaluer son danger et le comparer aux niveaux réels d’exposi5on des êtres
vivants.
but: Déterminer si le polluant représente une menace importante ou si l’exposi5on reste sous
des seuils acceptables.
!"#$%&'()*+",$-.$/01)*.)%234.()"&05062&0-0724.(
8(3)&$.3(3 (origine et cheminement du polluant)
8(3)(9(53 (toxicité et impact environnemental)
8+",$-.$/01 *.)*$17(%(exposi7on et es7ma7on du risque)
:;<=0.%&():21,(15$2%(<> Il s’agit d’iden7fier l’origine du polluant
?6(#@-(> Une usine qui reje>e des métaux lourds dans une rivière
:A<B'(#21(#(15):#(3.%(3)&'2#24.(3<>Une fois le polluant iden7fié, il
faut comprendre comment il se @%0@$7( dans l’environnement et sous
quelle forme il est *23@012C-( pour les organismes vivants
(C20*23@012C2-25").
?6(#@-(3)>Un pes7cide peut s’infiltrer dans les nappes phréa7ques
:D<)E062&25"):C20(33$23<>On mesure l’eet toxique du polluant sur des
organismes vivants à travers des 5(353)C20-0724.(3 (bioessais).
?6(#@-(3)>Tester leet dun pes7cide sur la reproduc7on des poissons
:F<!$17(%):@%0C-"#$/4.(3<
Une fois la toxicité évaluée, on es7me -$)*$17(%0325" du polluant, sa
capacité à nuire aux écosystèmes et à la santé humaine.
?6(#@-(3)>Un métal lourd est plus dangereux s’il s’accumule dans les
7ssus des poissons et est consommé par l’Homme
:G<?6@032/01):C2021*2&$5(.%3 (5H0.)&$-&.-3< On mesure -$)4.$1/5")*()
@0--.$15)%"(--(#(15)$C30%C"( par les organismes et les écosystèmes.
?6(#@-(>)Mesurer le taux de mercure dans les poissons pour savoir si leur
consomma7on est dangereuse
:I<J234.():(3/#$/013< Enfin, on compare -()*$17(% et -+(6@032/01)
%"(--( pour es7mer -()%234.(.
4.Analyse de risque
ü!"#$%&'%()* +',-./0'1,2)3.4)&)5.0'1,1/2,'*,6-)41//'/,0'%&.2%(7,12,0'%*(2%(7,0'.,$./1,8
+#21-9.*1-,&%,6-):%:.&.2#;0'"'*1,136)/.()*,8 '*,)',+1/,%5-1//1'-/,1*$.-)**191*2%'3<,
+")-.5.*1,4=.9.0'1<,6=>/.0'1,)',:.)&)5.0'1<,6-)+'./1,+1/,1?12/,*#7%/21/,/'-,&%,/%*2#
='9%.*1@,
ü'*1,+#9%-4=1,91A%*2,1*,-1&%()*,+1/,.*7)-9%()*/,2)3.4)&)5.0'1/,/'-,'*,4)*2%9.*%*2,%$14,
&1/,.*7)-9%()*/,/'-,&B136)/.()*,='9%.*1,8 41,4)*2%9.*%*2<,1*,$'1,+B1/(91-,
0'%*(2%($191*2,&1,*.$1%',+1,-./0'1,6)'-,&%,/%*2# ='9%.*1,%//)4.# 8 41A1,136)/.()*@,
4.1.No3on du risque :
!"analyse du risque 1/2,'*,6-)41//'/,61-91A%*2,+"#$%&'1-,&1/,+%*51-/,&.#/,%'3,/':/2%*41/,
4=.9.0'1/,12,+1,+#21-9.*1-,&%,6-):%:.&.2#,0'"1&&1/,6-)$)0'1*2,+1/,1?12/,*#7%/21/,/'-,&1/,
)-5%*./91/,$.$%*2/,12,&"1*$.-)**191*2
Inhala3on de par3cules fines +%*/,'*1,$.&&1,6)&&'#1,C'591*2%()*,+',-./0'1,+1,9%&%+.1/,
-1/6.-%2).-1/@
Consomma3on de poissons contaminés au mercure D./0'1,+"%44'9'&%()*,2)3.0'1,+%*/,
&")-5%*./91,='9%.*@
Exposi3on aux pes3cides dans un champ agricole D./0'1,+1,2)3.4.2#,6)'-,&1/,%5-.4'&21'-/,
12,&1/,%*.9%'3@
!"#$%&'()*(+,&-*'
./0/(1'(2!3456
Le danger est une 7+87+,9:9(,":+,"&;-*' (fait par0e de la nature même de la substance)d’une
substance pouvant causer des effets néga0fs sur une espèce animale, végétale ou un
écosystème.
5<'=7$'&()'()#">'+&(?
1'(='+@*+' est un métal lourd toxique qui peut causer des troubles neurologiques.
1'&(7'&A@,)'& ont des propriétés toxiques qui peuvent aecter les insectes pollinisateurs
comme les abeilles.
1'(7$8=B est un élément chimique dangereux pouvant provoquer des intoxica0ons graves chez
l’Homme et les animaux.
Concept
Définition
Exemple
DANGER
Propriété intrinsèque
d’une substance
pouvant nuire à la
santé ou à
l’environnement.
Larsenic est toxique
pour les humains.
RISQUE
Probabilité qu’un effet
nocif se produise en
raison de l’exposition à
une substance.
Boire de l’eau
contenant de larsenic
augmente le risque de
cancer.
4.3.Différence entre DANGER et RISQUE :
5.Approches d’évalua3on des exposi3ons
Quatre approches sont possibles pour évaluer des exposi5ons aux contaminants dans le milieu.
qLa première approche vient de la pharmacologie et de la toxicologie humaine
qui quan5fient l’exposi5on à un dicament ou à un toxique et leurs effets
dans des condi5ons ralement contrôlées.
qla seconde approche exploite des cas historiques , CeBe approche consiste à
analyser des événements passés où des espèces, y compris les humains, ont
été exposées à certains contaminants ou condi5ons environnementales.
L'objec5f est d'en 5rer des renseignements pour comprendre et prédire les
impacts actuels et futurs de ces exposi5ons.
qExemple: maladie Minamata (Japon, années 1950) : Due à une
contamina5on au méthylmercure par des rejets industriels, causant des
troubles neurologiques graves chez les humains ayant consommé des
poissons contaminés
qLa troisième approche est un examen de données épidémiologiques
environnementales aussi dites écoépidémiologiques.Qui se focalise
principalement sur l’humain, en étudiant comment des exposi6ons
environnementales influencent l’appari6on de maladies. Contrairement a
d’autres études qui examinent les eets sur la faune et la flore, ces analyses
cherchent à comprendre comment notre environnement influence la santé
publique.
Exemple:Des études écoépidémiologiques ont examiné le lien entre l’exposi6on
aux pes6cides (notamment chez les agriculteurs) et un risque accru de maladie
de Parkinson.
qLa quatrième approche fait appel à des bioindicateurs, les biomarqueurs et les
biotaccumulateurs du milieu qui s’avère très représentative pour celui-ci.
!"#$%&'(')*+,-).'*./-0('1.2)340-))'(')*+&'1
!"5"#$%&'(')*+,-)6
!"#$%&'()(*+",-*#(*./$-**()(*+"'(#./0(#1 70-*$%'0.&+.1+)*$.89(+4)'.'*.
&:')340-))'(')* (*#23"*+#4(0#'/)/+(0#(+#4(0#$5&'(0#6-7$#'(0#6-''7"*+0#(+#'(0#
%)/00/-*0#/*470+$/(''(08#9''(#$(6-0(#07$#4(0#:"4$(0#/*+($*",-*"73;#(7$-6%(*0#(+#
*",-*"738
!"5" ;+<0'.=)*'0)+,-)+&".....
<'70/(7$0#:-*.(*,-*0#(+#"::-$40#/*+($*",-*"73#%+"='/00(*+#4(0#*-$)(0#(+#4(0#
(*&"&()(*+0#6-7$#'/)/+($#'"#6-''7,-*#(+#6$%0($.($#'>(*./$-**()(*+8
Ø>40'?,3'1.<'.&:@AB.190.&+.C9+&4*$.<'.&:+40.'*.<'.&:'+9
!?@0%+)41+,-).(-)<4+&'.<'.&+.1+)*$.D@ABE 4%2*/+#4(0#$(:-))"*4",-*0#6-7$#'"#
@7"'/+%#4(#'>"/$#(+#4(#'>("7#"2*#4(#6$-+%&($#'"#0"*+%#A7)"/*(8
F9+&4*$.<'.&:+40 B#C/3(#4(0#0(7/'0#6-7$#'(0#6-''7"*+0#:-))(#'(0 7+0,?9&'1.G)'1.
DHAI"JK.HA5LEK.&'.<4-MN<'.<:+O-*'.D/@PEK.&:-O-)'.D@QEK.'*.&'.<4-MN<'.<'.1-9R0'.
DB@PE8
Qualité de l’eau : finit les concentra0ons maximales acceptables pour
des substances comme le plomb, les nitrates, les pes4cides et les
bactéries pathogènes.
ØConvention de Stockholm sur les Polluants Organiques Persistants (POP)
Adoptée en 2001, cette convention vise à éliminer ou limiter l'utilisation
des polluants organiques persistants (POP), des substances chimiques
toxiques qui restent longtemps dans l’environnement et s’accumulent dans
les organismes vivants.
Exemples de POP :
Pesticides : DDT, chlordécone
Produits industriels : PCB (polychlorobiphényles)
Sous-produits de combustion : dioxines et furanes
ØProtocole de Kyoto et Accord de Paris sur le Climat
Ces accords visent à duire les émissions de gaz à effet de serre (GES) et à
lu1er contre le changement clima5que.
Protocole de Kyoto (1997) : Premier accord contraignant fixant des
objec5fs de réduc5on des émissions pour les pays industrialisés.
Accord de Paris (2015) : Engage tous les pays à limiter le réchauffement
clima5que bien en dessous de 2°C, avec un objec5f idéal de 1,5°C. Chaque
pays doit soume1re ses plans de réduc5on d’émissions (NDC -
ContribuJonsterminées au Niveau NaJonal).
6.2.Normes Environnementales
Les experts ont défini des doses maximales dites admissibles pour les principaux
contaminants présents dans l'environnement. Ces doses sont considérées
comme inoffensives pour notre espèce, même en cas d'exposi=on ininterrompue
pendant toute une vie. La plupart des normes sont d'origine anglo-saxone et sont
signées ralement par leur abrévia=ons en anglais. Ces normes ne
s'appliquent qu'aux produits industriels et agricoles ayant fait l'objet d'un test de
toxiciteD et d'une demande d'agréa=on.
ADI (Acceptable Daily Intake)Apport Quotidien Acceptable: C'est la quantite6
de polluant (pesticide ,additif)à laquelle peut être soumis quotidiennement un être
humain sans induire des effets nocifs. Elle est établie à partir d'expériences
alisées sur rat (la dose obtenue sur rat est divisée par 100 pour obtenir l'ADI
concernant l'homme).
MRFC (Maximum Recommended Field Concentration) : C’est la
concentration maximale d’un produit(comme un pes/cide ou un
engrais) recommandée par le fabricant pour un traitement en plein champ.
afin de garan/r l'efficacité du produit tout en minimisant les risques
environnementaux et sanitaires.
TLV (Threshold Limit Value): Valeur Limite d’Exposi/on C'est la
concentration maximale de polluant admissible dans l'air des lieux de
travail pour une exposition de 8 heures maximum par jour.