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  • Présentation de l'enseignant

    Présentation de M. le Professeur Meskine Mohammed Yacine

    M. M. Yacine

    M. Meskine Mohammed Yacine est Professeur de littérature française à la Université de Saïda Dr Moulay Tahar, où il enseigne depuis de nombreuses années au département des lettres et langue française. Il était également Doyen de la Faculté des Lettres, des Langues et des Arts de 2018 à 2022. Il est responsable pédagogique et coordinateur de programmes d’études littéraires contemporaines.

    Ses travaux de recherche s’inscrivent dans le champ des études littéraires contemporaines, avec un intérêt particulier pour l’analyse des littératures francophones, les écritures migrantes, les dynamiques identitaires et les problématiques de l’altérité et du transculturalisme — thèmes qui fondent une grande partie de son enseignement et de ses publications académiques.

    Parmi ses contributions scientifiques, on compte plusieurs articles sur les représentations de l’immigré, les rapports entre identité et altérité dans la littérature maghrébine et francophone, ainsi que des ouvrages méthodologiques destinés à soutenir la rédaction académique (par exemple Préparer un mémoire de fin d’études : conseils pratiques de méthodologie et techniques rédactionnelles).

    M. Meskine est également engagé dans l’animation scientifique internationale. Il figure parmi les membres du comité exécutif du journal scientifique Atras, revue académique publiée par sa faculté et reconnue pour sa qualité éditoriale, où il contribue au développement de la recherche en lettres modernes et études littéraires.

    Ses domaines d’expertise comprennent notamment :

    ·         La littérature francophone subsaharienne et postcoloniale

    ·         Les phénomènes d’altérité, de transculturalisme et de métissage

    ·         Les problématiques littéraires de mémoire et d’identité

    ·         Les interactions entre littérature, histoire et représentations sociales

    Il intervient régulièrement en tant que conférencier et membre de comités scientifiques lors de colloques nationaux et internationaux sur les études littéraires et linguistiques, renforçant ainsi la visibilité de la recherche algérienne dans le monde académique global.

     


  • Littérature de la langue d'étude Semestre 3

    • Unité d’enseignement : Fondamentale

      Matière : Littérature de la langue d’étude

      Crédits : 02

      Coefficient : 01

      1. Objectifs de l’enseignement

      2. Connaissances préalables recommandées

      3. Contenu de la matière

      4. Mode d’évaluation

      5. Références bibliographiques











  • TD n° 1 La Négritude

    Résumé du cours

    La Négritude est un mouvement littéraire, politique et culturel né dans les années 1930 au sein de la diaspora africaine francophone à Paris. Fondé principalement par Aimé Césaire, Léopold Sédar Senghor et Léon-Gontran Damas, il constitue une réaction au colonialisme et au racisme. La Négritude vise à réhabiliter les cultures africaines dévalorisées par l’idéologie coloniale et à affirmer la dignité et l’identité noire. Sur le plan littéraire, elle se traduit par une écriture poétique engagée, marquée par des images puissantes, un rythme inspiré de l’oralité africaine et une célébration de la terre, du corps et de la mémoire collective. Dans le Cahier d’un retour au pays natal, Césaire exprime une négritude vivante, dynamique et combattive, qui refuse l’aliénation et proclame la renaissance du monde noir.


    Objectifs de la séance

    À l’issue de cette séance, l’étudiant devra être capable de :

    1. Définir la Négritude dans son contexte historique et idéologique.

    2. Identifier ses principaux fondateurs et leurs apports respectifs.

    3. Expliquer le lien entre Négritude, colonialisme et lutte contre le racisme.

    4. Analyser les caractéristiques littéraires de l’écriture négritudienne.

    5. Interpréter les images poétiques de l’extrait de Césaire.

    6. Comprendre la notion d’affirmation identitaire face à l’aliénation.

    7. Mettre en relation la Négritude avec les débats contemporains sur l’identité et la mémoire.


  • TD n° 2 La naissance et l’évolution de la littérature algérienne d’expression française

    Résumé du cours

    La littérature algérienne d’expression française naît dans le contexte de la colonisation et se développe comme un espace de tension entre contrainte linguistique et affirmation identitaire. Des écrivains de la première génération comme Mouloud Feraoun, Mouloud Mammeri et Mohammed Dib utilisent la langue française pour dénoncer l’injustice coloniale et donner voix aux réalités sociales algériennes. Avec Kateb Yacine, auteur de Nedjma, la langue française devient un « butin de guerre », transformée en instrument de résistance symbolique. Après l’indépendance, la littérature interroge les désillusions nationales et les fractures identitaires, notamment chez Assia Djebar, Tahar Djaout ou Rachid Mimouni. Aujourd’hui, des auteurs comme Yasmina Khadra et Nina Bouraoui prolongent cette réflexion sur la mémoire, l’exil et la pluralité identitaire. Ainsi, cette littérature incarne une tension féconde entre héritage colonial, mémoire nationale et ouverture au monde.


    Objectifs de la séance

    À l’issue de cette séance, l’étudiant devra être capable de :

    1. Situer la naissance de la littérature algérienne d’expression française dans son contexte colonial.

    2. Comprendre comment la langue française est passée d’un instrument d’imposition à un outil d’émancipation.

    3. Identifier les grandes générations d’écrivains et leurs préoccupations majeures.

    4. Analyser la formule de Kateb Yacine : « La langue française est un butin de guerre ».

    5. Comparer les thématiques coloniales, postcoloniales et contemporaines.

    6. Interpréter l’extrait de Le Fils du pauvre comme illustration d’une écriture de mémoire et de dignité.

    7. Comprendre la continuité entre mémoire historique et questionnement identitaire actuel.


    • La naissance et l’évolution de la littérature algérienne d’expression française
  • TD n° 3 Assia Djebar

    Résumé du cours

    La littérature maghrébine d’expression française s’est développée dans un contexte marqué par la colonisation, la quête identitaire et la décolonisation culturelle. Elle représente un espace de réflexion sur l’histoire, la mémoire et les identités.

    Assia Djebar

    Assia Djebar à l'Académie française

    Auteure majeure de cette littérature, utilise l’écriture comme un outil de libération, en particulier pour les femmes longtemps réduites au silence dans la société algérienne. Ses œuvres explorent :

    • La mémoire collective et l’histoire vécue.

    • Le corps féminin et les expériences intimes des femmes.

    • La douleur de l’enfermement social et la possibilité de transformation par la parole.

    Dans Femmes d’Alger dans leur appartement (1980), Djebar décrit le réveil progressif des voix féminines. Les femmes, longtemps contraintes au silence, retrouvent peu à peu la capacité de s’exprimer. L’auteure écrit pour amplifier ces voix et leur permettre de résonner dans la société. Les éléments symboliques du texte, comme la lumière et le feu, soulignent le passage de l’enfermement à la liberté et la parole comme arme.


    Objectifs de la séance

    1. Comprendre le rôle de la littérature maghrébine d’expression française dans la décolonisation culturelle et la quête identitaire.

    2. Analyser comment Assia Djebar donne voix aux femmes et transforme un héritage de silence en héritage de parole.

    3. Identifier et interpréter les symboles (lumière, feu, ruelles, terrasses) dans le texte.

    4. Développer une réflexion critique sur l’image de la femme dans la société algérienne à travers l’écriture de Djebar.

    5. Apprendre à relier le style littéraire (chuchotements, voix basses, métaphores) au message et à la portée sociale du texte.


  • TD n° 4 La Francophonie

    Résumé du cours

    La francophonie désigne l’ensemble des pays et des populations qui utilisent la langue française, ainsi que l’espace institutionnel qui les réunit autour d’objectifs culturels, politiques et économiques. Aujourd’hui, le français est parlé sur les cinq continents par plus de 300 millions de locuteurs. Historiquement liée à l’expansion coloniale française et belge, la francophonie s’est progressivement transformée en un espace de coopération et de dialogue interculturel. Dans le Maghreb notamment, la langue française conserve une place importante dans l’éducation, la culture et la création littéraire. Elle constitue à la fois un héritage historique et un outil d’ouverture internationale. La francophonie se manifeste également à travers l’action de l’Organisation internationale de la Francophonie, qui encourage la coopération entre États membres, la promotion de la diversité culturelle, la défense de la langue française et le soutien aux valeurs démocratiques.


    Objectifs de la séance

    À l’issue de cette séance, les étudiants devront être capables de :

    1. Définir la notion de francophonie et distinguer ses dimensions linguistique, culturelle et institutionnelle.

    2. Comprendre l’origine historique de la francophonie et son évolution depuis la période coloniale.

    3. Identifier la place et le rôle de la langue française dans les sociétés maghrébines.

    4. Expliquer les principaux enjeux de la francophonie : culturels, politiques et économiques.

    5. Comprendre le rôle joué par l’Organisation internationale de la Francophonie dans la coopération internationale.

    6. Développer une réflexion critique sur la relation entre francophonie, héritage colonial et diversité culturelle.

    7. Discuter la célèbre formule de Kateb Yacine : « La langue française est un butin de guerre ».


  • TD n° 5 La littérature "beur"

    Résumé du cours

    La littérature dite « beur » apparaît en France dans les années 1980 et regroupe des œuvres écrites en français par des auteurs issus de l’immigration maghrébine. Ce courant littéraire met en scène des personnages qui vivent entre deux cultures : celle de leur famille d’origine et celle de la société française dans laquelle ils grandissent. Les récits évoquent souvent les difficultés d’intégration, le racisme ordinaire, la question de l’identité et le sentiment d’être à la fois d’ici et d’ailleurs. Mais cette littérature ne se limite pas à dénoncer les discriminations : elle met aussi en valeur la vie des quartiers populaires, les solidarités, l’humour et les stratégies de résistance des jeunes générations. Des écrivains comme Faïza Guène

    Faiza Guène

     ont contribué à populariser ce courant avec des romans qui donnent la parole à des adolescents confrontés aux regards et aux jugements de la société. À travers leurs récits, ces auteurs interrogent la place des enfants d’immigrés dans la société française et explorent les tensions identitaires liées à la migration et à la mémoire familiale.


    Objectifs de la séance

    À l’issue de cette séance, les étudiants devront être capables de :

    1. Définir ce qu’est la littérature « beur » et situer son apparition dans le contexte social et historique des années 1980 en France.

    2. Comprendre les principaux thèmes abordés par ce courant littéraire : identité, immigration, racisme ordinaire, vie des quartiers et sentiment d’appartenance.

    3. Analyser le personnage de Doria et comprendre comment le regard des autres influence la construction de son identité.

    4. Identifier dans le texte les procédés d’expression du doute et de la réflexion intérieure (questions indirectes, introspection).

    5. Interpréter la notion d’« entre-deux culturel » caractéristique des récits issus de l’immigration.

    6. Développer une réflexion critique sur la question de l’appartenance et du sentiment national.

    7. Produire un court texte argumentatif structuré exprimant un point de vue personnel sur la relation entre identité et reconnaissance sociale.


  • TD n° 6 Albert Memmi

    A Memmi

    Résumé

    Dans Portrait du colonisateur, précédé du portrait du colonisé, Albert Memmi analyse le fonctionnement du système colonial. Il montre que la colonisation repose sur une relation de domination et d’inégalité. Le colonisateur bénéficie de privilèges et justifie sa supériorité en présentant le colonisé comme inférieur.
    De son côté, le colonisé vit dans une situation d’injustice et de marginalisation qui peut provoquer à la fois un sentiment d’infériorité et un désir de révolte. Memmi souligne ainsi que la colonisation déforme et détruit les deux camps, mais que seule la libération du colonisé peut mettre fin à ce système.

    Objectifs de la séance

    • Comprendre l’analyse du système colonial proposée par Albert Memmi.

    • Identifier les caractéristiques du colonisateur et du colonisé.

    • Analyser les effets psychologiques et sociaux de la colonisation.

    • Développer une réflexion critique sur les rapports de domination et la question de la libération.


  • TD n° 7 Tahar Benjelloun

    Tahar Benjelloun

    Résumé

    Tahar Ben Jelloun est un écrivain franco-marocain dont l’œuvre traite souvent des questions sociales, de l’identité et de l’exil. Dans le roman Partir (2006), il raconte l’histoire d’Azel, un jeune diplômé marocain vivant à Tanger, confronté au chômage et à l’absence de perspectives. Comme beaucoup de jeunes de sa génération, Azel rêve de quitter son pays pour rejoindre l’Europe, perçue comme un espace d’espoir et de réussite.

    Le roman montre cependant que ce désir d’émigration comporte de nombreux risques et illusions. À travers les personnages et leurs expériences, l’auteur explore les thèmes de l’immigration, de la quête d’une vie meilleure, des sacrifices personnels et des transformations identitaires liées à l’exil.


    Objectifs de la séance

    • Découvrir l’œuvre et la pensée de Tahar Ben Jelloun.

    • Comprendre les causes et les enjeux de l’émigration des jeunes.

    • Analyser les thèmes de l’exil, de l’identité et de l’espoir dans le texte.

    • Développer une réflexion critique sur les rêves et les réalités de l’immigration.


  • TD n° 8 Rachid Mimouni

    Rachid Mimouni

    Résumé

    Le roman Tombéza de Rachid Mimouni raconte la vie d’un personnage marginalisé, né le jour de l’indépendance de l’Algérie. À travers son enfance et sa vie d’adulte, Tombéza subit le rejet et l’exclusion à cause de sa difformité et de sa position dans la société.

    Le roman critique fortement la réalité sociale et politique de l’Algérie après l’indépendance. L’auteur dénonce la corruption, l’injustice et les contradictions d’une société qui n’a pas réalisé les espoirs de la révolution. À travers le regard lucide et ironique du personnage, l’œuvre propose une réflexion sur l’identité, la solitude et la difficulté de trouver sa place dans une société marquée par les désillusions.


    Objectifs de la séance

    • Découvrir l’œuvre et la pensée de Rachid Mimouni.

    • Comprendre la critique sociale et politique présente dans le roman.

    • Analyser la figure de Tombéza comme symbole de marginalisation.

    • Réfléchir aux désillusions de la société algérienne après l’indépendance.


  • Corrigé-type et barème de l'épreuve écrite du semestre 1

  • Semestre 4 Contenu de la matière Mode d'évaluation Bibliographie indicative

    Matière : Littérature de la langue d’étude

    Crédits : 02

    Coefficient : 01

    1. Objectifs de l’enseignement

     Mise en application des concepts et des notions littéraires sur des textes appartenant à la langue d’étude. Découvrir et les différentes littératures de la langue d’étude

    2. Connaissances préalables recommandées

     Avoir des connaissances sur les genres littéraires, leurs spécificités et les concepts et pratiques de lecture méthodique et d’analyse littéraire.

    3. Contenu de la matière

    3.1. Littérature francophone Subsaharienne.

    3.1.1. L’évolution de la dénomination de ladite littérature

    3.1.1.1. L’avènement de la littérature d’Afrique Noire : Batouala de René Maran.

    3.1.1.2. La Négritude ou l’émergence d’une révolte intellectuelle (Césaire, Senghor, Damas).

    3.1.2. Etude de textes choisis, fiches de lectures, commentaires de textes appartenant à Ahmadou Kourouma, Emmanuel Dongala, ....

    3.1.3. Ecriture novatrice subsaharienne : Alain Mabanckou, Abdurrahmane Waberi, …

    4. Mode d’évaluation

     Contrôle continu (50%) y compris les activités sur MOODLE

     Examen (50%)

    5. Références bibliographiques

    1. BOUGUERRA, Mohamed Ridha, BOUGUERRA Sabiha, Histoire de la littérature du Maghreb. Littérature francophone, Paris, Ellipses, 2010.

    2. COMBE Dominique, Les littératures francophones, Questions, débats, polémiques, Paris, PUF, Collection Licence, 2010.

    3. COURBILL, Jacques, « Le paradoxe francophone et le discours postcolonial », in « Limites du discours postcolonial », in. Genre et postcolonialismes, Dialogues transcontinentaux, sous la direction d’Anne BERGER et Eleni VANIKAS, CEP Centre d’études poétiques ENS LSH, Edition des archives contemporaine, Paris, 2011. 4. DÉJEUX, Jean. Littérature maghrébine de langue française. Sherbrooke : Naaman, 1980.

    5. JOUBERT, Jean- Louis (sous la dir.), Littératures francophones du monde arabe (Anthologie), Paris, Nathan, 1994. 6. LACHERAF, Mostefa. Écrits didactiques sur la culture, l’histoire et la société. Alger : ENAP, 1988. 7. MOKHTARI, Rachid. Le nouveau soufflé du roman algérien, Alger, éd. Chihab, 2007.

    8. REDOUANE, Najib (sous la dir.), Francophonie littéraire du Sud, Paris, L’Harmattan, 2006. 9. REDOUANE, Najib. Diversité littéraire en Algérie, ouvrage collectif sous la direction de Najib Redouane, Paris, L’Harmattan, coll. Autour des textes maghrébins, 2009.

    10. SCHÖPFEL, Mariannick, Les écrivains francophones du Maghreb, Paris, Ellipses, 2000.

    • Résumé du cours

      L’évolution de la dénomination de la littérature subsaharienne reflète les transformations historiques, politiques et idéologiques qui ont marqué les rapports entre l’Afrique et l’Europe. Durant la période coloniale, les productions africaines étaient qualifiées de « littérature indigène » ou intégrées à la « littérature coloniale », révélant une vision hiérarchisée et ethnocentrée. Avec l’émergence de la Négritude, portée notamment par Aimé Césaire, Léopold Sédar Senghor et Léon-Gontran Damas, l’expression « littérature négro-africaine » marque une rupture en affirmant une identité culturelle noire et en contestant le discours colonial. Après les indépendances, l’appellation « littérature africaine » vise une reconnaissance internationale, mais elle reste problématique car elle homogénéise des réalités diverses. Le terme « littérature subsaharienne » introduit une distinction géographique, tout en demeurant discutable. Aujourd’hui, les chercheurs privilégient les expressions « littératures africaines » ou « littératures-mondes », qui insistent sur la pluralité, la circulation des œuvres et l’inscription transnationale des écritures. Ainsi, chaque dénomination correspond à une étape des débats identitaires et culturels qui ont façonné le champ littéraire africain.

      Objectifs de la séance

      À l’issue de cette séance, l’étudiant devra être capable de :

      1. Expliquer l’évolution historique des différentes dénominations de la littérature subsaharienne.

      2. Identifier les contextes politiques et idéologiques liés à chaque appellation.

      3. Comprendre la rupture introduite par la notion de « littérature négro-africaine ».

      4. Analyser les limites des expressions « littérature africaine » et « littérature subsaharienne ».

      5. Justifier l’usage contemporain des termes « littératures africaines » et « littératures-mondes ».

      6. Mettre en relation les changements terminologiques avec les enjeux d’identité, de reconnaissance et de pouvoir culturel.



    • مفتوح: الاثنين، 6 أبريل 2026، 10:23 AM
      يُغلق: الأربعاء، 6 مايو 2026، 11:59 PM

      S2 TD1 

      L’évolution de la dénomination de la littérature subsaharienne

  • TD n° 2 La littérature francophone subsaharienne

    Résumé du cours 

    La littérature francophone subsaharienne naît d’un contexte colonial marqué par une rencontre inégale entre l’Europe et l’Afrique. Écrite en français, langue héritée de la colonisation, elle s’inscrit d’abord dans une logique de contestation et de réappropriation identitaire avec le mouvement de la Négritude, porté notamment par Léopold Sédar Senghor, qui revendique la dignité culturelle noire face au discours colonial. Après les indépendances, cette littérature entre dans une phase de désenchantement critique, illustrée par des écrivains comme Ahmadou Kourouma, qui dénoncent les dérives politiques et les illusions des nouveaux États africains. Enfin, à l’époque contemporaine, elle se renouvelle par une forte invention formelle et un élargissement des perspectives, comme chez Abdourahman Waberi, qui explore l’ironie, le renversement géopolitique et les écritures transnationales. Ainsi, d’une littérature de protestation à une littérature de désillusion, puis d’expérimentation esthétique, la littérature francophone subsaharienne témoigne d’une évolution à la fois historique, identitaire et formelle.


    Objectifs de la séance

    À l’issue de cette séance, l’étudiant devra être capable de :

    1. Définir la notion de littérature francophone subsaharienne dans son contexte historique.

    2. Expliquer le lien entre colonisation et émergence d’une écriture en français.

    3. Identifier les trois grandes étapes de son évolution : protestation, désenchantement, invention formelle.

    4. Illustrer chaque période par des auteurs et des œuvres significatives.

    5. Analyser les enjeux identitaires et politiques liés à l’usage de la langue française.

    6. Comprendre le passage d’une Afrique « objet » de discours à une Afrique « sujet » de sa propre narration.


  • TD n° 3 Léopold Sédar Senghor


    Léopold Sédar Senghor

    Résumé du cours 

    Ce TD porte sur la pensée et l’engagement de Léopold Sédar Senghor, figure majeure du mouvement de la Négritude. À travers un extrait centré sur l’identité et la dignité, le texte met en évidence le passage d’un sentiment d’exclusion vécu en Europe à une affirmation positive de l’identité africaine. Senghor valorise la culture orale, la mémoire des ancêtres et les traditions africaines face aux jugements coloniaux qui qualifiaient ces cultures de « primitives ». Le texte montre que la différence culturelle n’est pas une faiblesse mais une richesse, et qu’elle doit être reconnue dans un dialogue respectueux entre les peuples. Ainsi, la Négritude apparaît comme une réponse littéraire, identitaire et politique au racisme et à la domination coloniale.


    Objectifs de la séance

    À l’issue de ce TD, l’étudiant devra être capable de :

    1. Identifier les éléments biographiques essentiels de Senghor.

    2. Expliquer les principes fondamentaux de la Négritude.

    3. Comprendre la notion d’identité culturelle dans le texte.

    4. Analyser le passage du sentiment d’exclusion à l’affirmation de dignité.

    5. Interpréter la différence culturelle comme valeur positive.

    6. Développer une réflexion personnelle sur le respect des cultures.


  • TD n° 4 L'Aventure ambiguë (1961) de Cheikh Hamidou Kane

    Cheikh Hamidou Kane

    Résumé du cours 

    Ce TD analyse un extrait majeur de L’Aventure ambiguë, roman qui met en scène le conflit entre tradition africaine et modernité occidentale à travers le parcours de Samba Diallo. Le dialogue du Maître des Diallobé révèle la conscience aiguë du danger que représente l’école coloniale, perçue comme une « nouvelle forme de guerre » culturelle. Toutefois, loin de rejeter totalement l’institution occidentale, le Maître adopte une position stratégique : apprendre chez l’autre pour ne pas être dominé, tout en préservant son identité spirituelle et culturelle. Le texte met ainsi en lumière le dilemme central des sociétés colonisées : comment s’ouvrir au monde sans perdre son âme ? Cette tension entre assimilation et résistance constitue l’un des grands thèmes de la littérature africaine postcoloniale.


    Objectifs de la séance

    À l’issue de ce TD, l’étudiant devra être capable de :

    1. Situer l’œuvre dans le contexte des indépendances africaines.

    2. Comprendre le conflit entre tradition et modernité.

    3. Analyser la métaphore de l’école comme instrument de domination.

    4. Expliquer la notion d’aliénation culturelle.

    5. Interpréter le dilemme identitaire posé par le texte.

    6. Développer une réflexion critique sur le dialogue interculturel.


  • TD n° 5 Ahmadou Kourouma

     Ahmadou Kourouma

    Résumé du cours

    Ce TD analyse un extrait majeur du roman Les Soleils des indépendances, œuvre emblématique du désenchantement postcolonial. À travers la figure héroïque de Samory Touré, symbole de la résistance armée contre la colonisation, le texte oppose la lutte digne et courageuse du passé à la corruption et aux compromissions des régimes africains post-indépendance. Le narrateur montre que si la domination coloniale fut violente, les indépendances n’ont pas tenu leurs promesses : elles ont remplacé les colonisateurs blancs par des élites africaines dites « évoluées », souvent coupées des valeurs traditionnelles. Le roman met ainsi en scène la perte d’idéal, la trahison des espoirs populaires et la transformation de la lutte politique en opportunisme. Par son style novateur, mêlant français et rythmes malinké, Kourouma invente une langue littéraire proprement africaine pour exprimer cette désillusion.


    Objectifs de la séance

    À l’issue de ce TD, l’étudiant devra être capable de :

    1. Situer l’œuvre dans le contexte des indépendances africaines.

    2. Comprendre la notion de désenchantement postcolonial.

    3. Analyser l’opposition entre résistance héroïque et corruption politique.

    4. Interpréter les métaphores du feu et du soleil.

    5. Identifier la critique de la colonisation et des régimes postcoloniaux.

    6. Reconnaître l’originalité stylistique de Kourouma.


  • TD n° 6 Abdourahman Waberi

     Abdourahman Waberi

    Résumé du cours 

    Ce TD porte sur un extrait d’Aux États-Unis d’Afrique, roman uchronique fondé sur un renversement radical des rapports Nord-Sud : l’Afrique y devient le centre prospère du monde, tandis que l’Europe et l’Amérique sombrent dans la misère. À travers le regard de Maya, réfugiée normande en terre africaine, Waberi inverse les catégories coloniales en faisant des Blancs les nouveaux « indigènes ». Le texte met en lumière la précarité administrative, le racisme ordinaire et l’humiliation vécue par les migrants occidentaux, reproduisant ainsi les mécanismes historiques de domination. Par l’ironie et la satire, l’auteur interroge la mémoire coloniale, la culpabilité historique et la difficulté de se reconstruire en situation d’exil. Cette fable politique montre que les hiérarchies ne sont jamais naturelles mais construites, et qu’elles peuvent être renversées par l’Histoire.


    Objectifs de la séance

    À l’issue de ce TD, l’étudiant devra être capable de :

    1. Comprendre le principe du renversement géopolitique dans le roman.

    2. Analyser les procédés d’ironie et de satire.

    3. Identifier les mécanismes de domination symbolique et administrative.

    4. Interpréter la notion d’exil et de mémoire historique.

    5. Expliquer la critique implicite du colonialisme.

    6. Développer une réflexion sur l’altérité et l’identité en contexte migratoire.


  • TD n° 7 Emmanuel Dongala

     Emmanuel Dongala

    Résumé du cours

    Ce TD analyse un extrait du Feu des origines, roman qui met en scène les premières violences de la colonisation en Afrique centrale à travers le regard de Mandala Mankunku. Le texte évoque notamment la construction du chemin de fer Congo-Océan, symbole du « progrès » colonial bâti sur l’exploitation et la mort de milliers d’Africains. Dongala dénonce à la fois la violence physique (travail forcé, répression, enrôlement militaire) et la violence symbolique (déshumanisation, effacement des rites, humiliation culturelle). À travers des métaphores puissantes comme le « serpent d’acier » ou le « lit d’os et de sueur », l’auteur révèle l’écart entre le discours civilisateur des colons et la réalité brutale de la domination. L’œuvre s’inscrit ainsi dans une littérature de mémoire qui restitue la dignité des victimes et interroge les fondements idéologiques du colonialisme.


    Objectifs de la séance

    À l’issue de ce TD, l’étudiant devra être capable de :

    1. Situer le roman dans le contexte de la colonisation en Afrique centrale.

    2. Identifier les formes de violence coloniale (physique, économique, symbolique).

    3. Analyser les métaphores et images dénonçant l’idéologie du « progrès ».

    4. Comprendre le processus de déshumanisation coloniale.

    5. Mettre en relation mémoire historique et écriture romanesque.

    6. Relier ce texte aux œuvres de Kourouma et Waberi étudiées précédemment.


  • TD n° 8 Les Bouts de bois de Dieu (1960) d’Ousmane Sembène

    Les Bouts de bois de Dieu (1960) d'Ousmane Sembène

    Résumé du cours

    Cette séance porte sur un extrait du roman  Les Bouts de bois de Dieu  (1960) d'Ousmane Sembène, écrivain et cinéaste sénégalais majeur du XXe siècle. Le texte met en scène Penda, une femme qui a quitté son mari pour refuser de devenir une « bête de somme ». Lors d'une grève des cheminots éclate contre l'administration coloniale française, Penda organise les femmes du quartier : elles vendent leurs biens (poissons, arachides, bijoux, et même sa machine à coudre) pour soutenir la lutte des hommes. À travers ce personnage, Sembène montre comment la résistance économique et politique devient également un combat féminin. L'extrait explore les notions de dignité, de solidarité, de rapport de forces et de courage face à l'adversité. Les mots difficiles (bête de somme, rapport de forces, garde mobile, etc.) ont été expliqués, et huit questions de réflexion ont été proposées pour analyser le texte.

    Objectifs de la séance

    À l'issue de ce cours, l'étudiant sera capable de :
    Analyser un personnage féminin engagé  en identifiant ses actions, ses choix et ses valeurs (dignité, solidarité, courage) à partir du texte littéraire.
    Comprendre le lien entre lutte sociale et condition féminine  en fait que la grève des hommes devient également un combat pour les femmes.
    Interpréter le sens d'expressions et de symboles  (comme « la faim ne se négocie pas » ou la vente de la machine à coudre) pour dégager la portée politique et humaine du texte.


  • TD n° 9 Test écrit Camara Laye, L’Enfant noir (1953)

    Camara Laye 

    Camara Laye 1

    Résumé 

    Dans L’Enfant noir, Camara Laye raconte une enfance marquée par un apprentissage progressif au sein de la communauté villageoise, où les traditions, le travail et l’observation des adultes jouent un rôle fondamental dans la transmission des valeurs. La figure du père, respectée et exemplaire, incarne un modèle éducatif basé sur la rigueur et la responsabilité. Cependant, le départ pour la ville afin de poursuivre des études introduit une rupture importante, plongeant le narrateur dans un univers nouveau, à la fois stimulant et déstabilisant. Confronté à des modes de vie différents, il doit s’adapter et repenser ses repères. Cette expérience devient alors une étape décisive dans la construction de son identité, illustrant la tension entre l’attachement aux traditions et l’ouverture à la modernité.


     Objectifs de la séance

    • Comprendre le rôle de la communauté et de la famille dans l’éducation traditionnelle africaine
    • Analyser la figure du père comme modèle d’apprentissage et de transmission des valeurs
    • Identifier les sentiments liés au passage du village à la ville (rupture, adaptation, découverte)
    • Étudier le thème du conflit entre tradition et modernité dans la littérature subsaharienne
    • Développer la capacité d’analyse d’un texte autobiographique
    • Enrichir le vocabulaire à partir du texte étudié

  • TD n° 10 Es'kia Mphahlele

     Es'kia Mphahlele

    Résumé du cours

    Cette séance s’est articulée autour de l’étude d’un extrait de Mrs. Plum d’Es’kia Mphahlele, représentatif de la littérature subsaharienne et de sa dénonciation du racisme sous l’apartheid. Après avoir présenté le contexte historique (l’Afrique du Sud des années 1960), la biographie de l’auteur (un écrivain exilé, figure de la lutte anti-apartheid) et défini les termes difficiles (apartheid, paternalisme, township, etc.), nous avons analysé l’écart entre l’image que Mrs. Plum se construit d’elle-même (libérale et bienveillante) et son comportement réel envers Karabo, sa domestique noire. L’étude a mis en lumière deux formes de racisme : le racisme institutionnel (les lois ségrégationnistes) et le racisme ordinaire (les gestes, les paroles, l’épisode du chien). Enfin, les questions de réflexion ont permis d’interroger l’hypocrisie du libéralisme paternaliste, la déshumanisation des personnes racisées, ainsi que l’évolution psychologique de Karabo, qui passe de la soumission à une colère intérieure, embryon de résistance.

    Objectifs de la séance

    À l’issue de cette séance, l’étudiant sera capable de :

    1. Analyser les mécanismes du racisme ordinaire en distinguant ses manifestations institutionnelles (lois) et quotidiennes (gestes, paroles, hiérarchies implicites).

    2. Identifier le registre critique d’un texte littéraire (ici la dénonciation de l’hypocrisie libérale et du paternalisme colonial), en s’appuyant sur des procédés d’écriture comme le point de vue interne (voix de Karabo).

    3. Formuler une réflexion personnelle argumentée sur la question de la responsabilité individuelle face à un système injuste, en mobilisant le texte comme support.

    4. Interpréter l’évolution psychologique d’un personnage (de la soumission à une révolte intériorisée) et discuter de sa portée politique (prise de conscience, résistance silencieuse ou agissante).

    5. Mobiliser le vocabulaire spécifique (apartheid, paternalisme, déshumanisation, ségrégation) pour construire une analyse littéraire et historique cohérente.